Sur une scène de village au Vietnam, le timbre délicat d’une cithare à seize cordes flotte au-dessus du public, dessinant des mélodies qui semblent contenir des histoires entières.
Ces instruments à seize cordes se retrouvent dans des coins très différents du monde et partagent une même capacité : produire une large palette harmonique tout en restant fidèles à des usages culturels précis.
Sommaire
Les instruments à 16 cordes
Plusieurs familles d’instruments sont associées au nombre de seize cordes, mais chaque modèle conserve une identité propre, liée à son bois, son accordage et sa technique de jeu.
La diversité va de la cithare sur table aux harpes lyres en passant par des variantes d’altos conçues pour des tessitures spécifiques.

Đàn tranh : cithare vietnamienne
Le Đàn Tranh est une cithare sur table traditionnellement équipée de 16 cordes, proche du guzheng chinois et du koto japonais.
On la joue en pinçant avec des onglets ou des plectres collés sur les doigts, ce qui permet d’obtenir des glissandi et des nuances très expressives.
Utilisée en solo ou pour accompagner la poésie et le chant, elle occupe une place centrale dans la musique vietnamienne contemporaine et folklorique.
Harpe lyre : instrument polyvalent
La harpe lyre moderne à seize cordes est souvent construite en bois massif comme l’acajou, offrant une résonance chaude et durable.
Son timbre favorise aussi bien les accompagnements que les lignes mélodiques, ce qui la rend adaptée aux musiques traditionnelles, pédagogiques et aux créations contemporaines.
Tchongouri : variantes régionales
Le tchongouri géorgien est habituellement à quatre cordes, mais certaines variantes régionales et répliques modernes explorent des configurations à plus de cordes pour enrichir l’harmonie.
Ces adaptations montrent comment les luthiers mêlent tradition et expérimentation pour répondre à de nouveaux besoins musicaux.
| Instrument | Origine | Nombre de cordes | Usage principal |
|---|---|---|---|
| Đàn Tranh | Vietnam | 16 (traditionnel) | Solo, accompagnement vocal, musique folklorique |
| Harpe lyre | Europe / réinterprétations modernes | 16 | Enseignement, création, musique de chambre |
| Tchongouri (var.) | Géorgie | 4 à 16 (selon variantes) | Chants traditionnels, accompagnement |
Fait clé : passer de 4 à 16 cordes modifie profondément l’étendue harmonique et la densité des accords possibles, ouvrant de nouvelles couleurs sonores sans supprimer l’identité de l’instrument.

Altos et modèles à seize cordes
Dans la famille des instruments frottés, on rencontre parfois des réalisations atypiques qui multiplient les cordes pour des usages pédagogiques ou expérimentaux.
Ces modèles conservent la technique de jeu de l’alto tout en offrant une résonance plus riche et une palette harmonique élargie.
Gliga genial 1 16″
L’Alto Gliga Genial 1 est présenté comme un instrument d’étude fabriqué en érable et épicéa des Carpates.
Sa version dite 16″ indique souvent la longueur ou la catégorie de l’instrument adaptée aux altistes ayant une morphologie particulière.
Ce modèle vise un bon compromis entre prix et qualité sonore pour les élèves et musiciens intermédiaires.
Gliga gems 1 16″
L’Alto Gliga Gems 1 représente une finition plus soignée, parfois fabriquée entièrement à la main et pensée pour les musiciens avancés.
Le choix d’un dos en une pièce d’érable ondé et d’une table en épicéa massif influe notablement sur la projection et la clarté du son.
Alto roumain maestro 16″
Le Maestro roumain est souvent une pièce d’atelier, vernie à la main et destinée aux joueurs exigeants ou aux grandes morphologies.
Sa construction met l’accent sur la longévité du timbre et sur une réponse riche dans les registres graves et médiums.
| Modèle | Matériaux | Public cible | Remarque |
|---|---|---|---|
| Gliga Genial 1 | Érable / épicéa | Débutants / intermédiaires | Bon rapport qualité-prix |
| Gliga Gems 1 | Érable ondé / épicéa massif | Avancés | Finition artisanale |
| Maestro (roumain) | Bois choisis, vernis à la main | Amateurs exigeants / grandes tailles | Construction sur mesure possible |
- harpe en lyre taillée dans un morceau d'acajou, sa dureté et sa densité élevées permettent de la conserver…
- La harpe lyre à 16 cordes en métal est équipée de cordes en acier durable. La tonalité sonne…
- La harpe lyre avec bord arrondi, plus sûr et confortable à tenir; La table d'harmonie crée un sifflement…
Utilisations et répertoires
Les instruments à seize cordes trouvent leur place dans trois grands contextes : la musique traditionnelle, la musique de chambre et les projets contemporains expérimentaux.
- Musique traditionnelle : accompagnement vocal et danses.
- Musique classique : arrangements et pièces de chambre adaptées.
- Contemporain : textures sonores, électrification et expérimentations.
Chaque contexte exploite des qualités différentes : sustain, richesse d’harmoniques ou capacité d’orchestration au sein d’un ensemble.
Aspects techniques et pratiques
Le passage à seize cordes implique des contraintes techniques : chevilles plus nombreuses, gestion de la tension et réglages précis du chevalet.
Le choix des matériaux des cordes (nylon, acier, bronze) change la réactivité et la couleur du son, et influe sur l’usure de la table d’harmonie.
Les luthiers doivent souvent repenser la structure interne pour répartir la tension et préserver la longévité de l’instrument.
Un héritage sonore à préserver
Les instruments à seize cordes sont bien plus que des curiosités ; ce sont des porteurs d’identité culturelle et de possibilités musicales nouvelles.
Ils relient artisanat, savoir-faire acoustique et pratiques musicales variées, de la tradition orale aux laboratoires sonores contemporains.
En résumé : préserver ces instruments, les documenter et encourager leur pratique contribue à maintenir une richesse sonore précieuse.
FAQ
Le plus connu est le đàn tranh vietnamien, traditionnellement à 16 cordes. On trouve aussi des harpes lyres modernisées et des variantes d’altos ou d’instruments expérimentaux portant seize cordes.
Le đàn tranh est une cithare sur table pincée avec des onglets, produisant des glissandi et micro-intervalles typiques. La harpe lyre est tenue verticalement ou posée et privilégie accords et accompagnement, avec un timbre plus compact.
Ils renforcent la structure interne, répartissent la tension par des barrages et des chevilles supplémentaires, et ajustent le chevalet et l’âme pour préserver la table d’harmonie et la stabilité de l’accord sur le long terme.
On les trouve chez des luthiers spécialisés, magasins d’instruments traditionnels, artisans locaux ou via commandes sur mesure. Vérifiez la qualité des bois, l’accordage possible et demandez à essayer l’instrument avant l’achat.






